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LA DEMARCHE ECOTOURISTIQUE, ENVIRONNEMENTALE, SOLIDAIRE ET EQUITABLE D'UN VOYAGISTE Observer la nature sans la détruire Saïga propose à l'écotouriste de s'engager dans la conservation de notre environnement et dans des actions concrètes favorisant le développement local des populations hôtes. Un acte citoyen fort pour les amoureux de la nature. Saïga, voyagiste spécialisé, propose, depuis 1997, un programme de "voyages de découverte du patrimoine naturel" et, depuis l'année 2000, de "séjours écosolidaires" dont la thématique est la découverte active de la nature dans le plus grand respect du patrimoine naturel de la planète. Saïga propose de partir à la découverte des joies de l'observation de la nature : les baleines aux Açores, les bisons en Pologne, les orchidées et vautours en Aveyron, les ours et aigles de Steller au Kamtchatka... Le double objectif de Saïga est le partage des beautés de la nature et des émotions qu'elle suscite et la sensibilisation à la protection de notre environnement. " Voyage de découverte du patrimoine naturel " et " séjour écosolidaire " : quelle différence ? Les guides qui conçoivent nos "voyages de découverte du patrimoine naturel" possèdent des compétences variées dans les domaines de la nature. Ils partagent, avec des petits groupes au nombre de participants volontairement limité (6 à 12), leurs connaissances et leur passion pour une destination. L'observation de la faune, de la flore et de tous les phénomènes naturels (volcans, étoiles, aurores boréales...) reste, dans tous les voyages Saïga, l'objectif premier. Sans connaissances scientifiques particulières et sans nécessité d'une condition physique exceptionnelle, vous pouvez tout simplement apprendre à lire un paysage, découvrir le comportement des éléphants aux points d'eau, identifier une trace de loup dans la neige, interpréter le vol d'un vautour ou vous inviter dans la niche écologique d'une orchidée... L'enthousiasme des guides pour " leurs " destinations enrichit la découverte culturelle des régions et des sociétés visitées. Par ailleurs, ces voyages viennent soutenir des programmes de conservation et servent le développement économique local. Les "séjours écosolidaires" se déroulent au sein d'une mission d'étude et / ou de conservation de la nature. Le participant écosolidaire part, généralement seul (la présence de petits groupes constitués peut être envisagée sur certains sites), s'immerger dans le quotidien d'une équipe de scientifiques, de techniciens ou de gestionnaires qui travaillent sur le terrain. En échange de son soutien financier, le participant écosolidaire trouve, dans ces séjours, les attraits suivants : - Découverte de la réalité d'un programme de conservation avec une participation active possible "à la carte" et dans la mesure de ses connaissances, capacités et compétences. - Observation approfondie "sur le terrain" de la faune, de la flore et de l'ensemble du patrimoine naturel d'un site d'une richesse remarquable. Ces séjours s'adressent donc au naturaliste amateur, qui va beaucoup apprendre et observer, mais également au curieux et amoureux de nature qui va pénétrer un monde étonnant qu'il ne connaît, souvent, que par les reportages. Pour tous, c'est aussi l'occasion de s'engager afin de soutenir la conservation de notre environnement. C'est également un acte citoyen qui aide au développement local auquel participent les populations locales impliquées dans tous les processus du séjour (hébergement, restauration, guidage, etc.). Quatre principes dans la démarche écotouristique - L'écotourisme choisi en tant que stratégie par les opérateurs tend à montrer qu'un tourisme bien géré est aussi une action qui peut aider à la conservation. - Il n'y a pas de protection de la nature sans prise en compte et intégration des intérêts socio-économiques locaux. Il est possible de constater que la plupart des programmes de conservation donnent, maintenant, une place à l'écotourisme dans leur composante de développement durable. - Même si l'écotourisme se développe très souvent à partir de ressources naturelles remarquables (grande faune, écosystème marin spécifique, forêt vierge par exemple), tout projet se doit d'être élaboré après concertation et en collaboration avec les populations locales, d'intégrer le patrimoine culturel et de générer des retombées économiques sur place s'il ne veut pas être rejeté par les hôtes. - A l'heure de l'émergence d'une volonté de "retour à la nature", il nous faut, cependant, être vigilants à ce que ces nouvelles formes de tourisme ne détruisent pas leur matière première qu'est le patrimoine naturel et culturel préservé. Le développement de ce nouveau tourisme ne doit pas générer des situations contraires à sa volonté de conservation et de développement durable. Il n'est donc pas toujours aisé de mettre en œuvre des programmes d'écotourisme et de pouvoir, valablement, justifier l'usage de cette terminologie. Quelles sont les applications de tels engagements dans la programmation ? A l'heure des grandes mutations dans le phénomène d'industrialisation et de mondialisation de l'activité touristique, nous assistons à l'émergence de vocations " écotouristiques " dans des structures peu sensibles jusque-là à cette problématique mais plutôt sujettes à un "opportunisme mercatique", alors même que cette démarche ne peut réussir que si elle s'inscrit dans la durée. Il est nécessaire d'élaborer une définition de l'écotourisme qui présenterait des critères plus exigeants et ne pas donner la possibilité à des acteurs touristiques peu scrupuleux de "s'engouffrer" dans une démarche dont les conditions, pour bien y satisfaire, pourraient paraître faciles et peu impliquantes. Prétendre, à l'heure actuelle, qu'un produit touristique peut répondre de bout en bout aux critères de l'écotourisme serait une déclaration malhonnête. Nous n'engagerons pas Saïga dans cette affirmation. En revanche, dans l'élaboration de chaque programme, nous analysons tous les paramètres pour apprécier le meilleur rapprochement possible de ces critères. Dans notre démarche, nous partons de nos compétences en matière de tourisme de découverte du milieu naturel et nous développons, chaque fois que cela est possible, la mise en œuvre d'un contenu de programme et de moyens logistiques en cohérence avec toutes les préoccupations de l'écotourisme. Les guides Tous les voyages de découverte du patrimoine naturel sont prévus avec la présence d'un guide Saïga professionnalisé. Cette présence n'a pas vocation à se substituer à celle de guides locaux mais au contraire à compléter leurs compétences, à assurer un lien dans la découverte, les observations et la compréhension des différents milieux et cultures rencontrés. C'est la garantie d'une immersion réussie... mais aussi du bon déroulement du voyage. Les guides ont pour vocation, entre autres (et outre celle de partager des émotions), de présenter, expliquer, faire comprendre et respecter les règles environnementales et de sécurité. De plus, la professionnalisation des guides, qui induit une rémunération, contribue à pérenniser des emplois, en premier lieu sur le territoire français. C'est le cas, notamment, lorsque Saïga règle à une association de protection de l'environnement une prestation de guidage, alors que le guide est lui-même salarié de cette association (par exemple : 5 à 7 jours rémunérés par Saïga peuvent couvrir le coût salarial mensuel dans le cas d'un emploi aidé tel que peut en bénéficier une association de protection de l'environnement). Le choix des hébergements L'hébergement est généralement une source de pollutions diverses. La capacité en lits est déjà un facteur crucial dans la régulation d'un flux de visiteurs, au même titre que les moyens d'accès. Nous faisons donc le choix de petites capacités et laissons de côté tous les grands ensembles hôteliers. Notre choix va aux hébergements de caractère, intégrés dans leur environnement. Bien évidemment, nous privilégions les structures qui s'engagent dans des actions en faveur d'un respect et d'une protection de l'environnement. Exemples : - En Charente-Maritime, nous avons retenu un établissement qui gère le traitement des eaux usées par le système du lagunage, qui a mis en place un éclairage solaire pour toutes les parties extérieures et qui est classé " refuge de la Ligue pour la Protection des Oiseaux ". - Aux Açores, le choix s'est porté sur des hébergements de petite taille, intégrés dans l'architecture locale (pierres de lave recouvertes plus ou moins de chaux blanche). Soit ils proviennent d'anciens bâtiments rénovés, soit ils ont été entièrement construits avec des matériaux locaux et en respectant le style local. Le dépaysement y est donc complet et l'esthétique du site respecté. L'un d'entre eux, de niveau quatre étoiles, est tellement bien intégré dans son environnement côtier que l'on n'arrive pas à le situer depuis la mer. Un autre établissement sensibilise ses hôtes à la bonne gestion de l'eau, propose des produits locaux au petit-déjeuner (miel, confiture, pain...) avec une présentation faisant appel à l'artisanat local (poterie, nappe au crochet...). Du miel présenté dans une poterie locale nous semble préférable à des lots individuels et jetables en plastique issus de l'industrie agroalimentaire internationale. Ces hôtels sont de plus entièrement gérés par la population locale depuis les femmes de chambre jusqu'au directeur, donc avec des répercussions socio-économiques notoires. Le choix des moyens de transport Saïga continue à mettre en application, aussi souvent que possible, l'un des points de sa charte d'éthique, à savoir : l'utilisation des moyens de transport les moins polluants (pollution par le dérangement, par le bruit, de l'air...). Exemples : - Pour l'acheminement (ou les pré et post-acheminement) sur les lieux de découverte, la concurrence des compagnies aériennes est telle que, souvent, le train ne peut pas être concurrentiel sur les critères de coût et de temps passé en déplacement. Nous menons, actuellement, une discussion avec la SNCF pour que celle-ci valorise (par une baisse de ses tarifs par exemple) ceux qui feraient le choix du rail pour leurs pré et post-acheminements, voire sur certains déplacements "moyen-courrier". - Sur les lieux de découverte tels que les régions polaires, les choix se sont toujours portés sur des bateaux de petite capacité, et si possible de voiliers quand ceux-ci sont suffisamment confortables, pour d'une part limiter l'impact que peut représenter l'accès à terre de tous les passagers d'un bateau de grande capacité lors des débarquements et augmenter les temps d'excursion et pour, d'autre part, réduire la consommation de carburant. Le choix des prestataires locaux Il est très rare qu'un voyage se réalise sans l'aide de professionnels du tourisme locaux. Saïga, dans la limite de ses possibilités de choix, complète les compétences de son guide par celles d'un guide local, choisit les logisticiens les plus proches de ses convictions (soit ils sont labellisés, soit ils ont une licence reconnaissant leur compétence professionnelle, soit ils ont signé une charte déontologique...). Les guides établissent régulièrement des rapports sur ces prestations. Ce qui permet de poursuivre ou de remettre en cause ces collaborations sur différents critères et notamment environnementaux. Exemples : - Aux Açores, la croissance du tourisme a généré l'explosion du nombre de prestataires de sorties en mer pour l'observation des cétacés. Saïga ne travaille qu'avec ceux possédant les autorisations d'exercer et respectant la réglementation sur cette activité mise en place par le gouvernement (personnel formé, distances à respecter, quotas, matériel de sécurité...). De plus, l'un d'entre eux soutient un programme d'études scientifiques sur les mammifères marins. - Au Guatemala, où les séjours linguistiques sont pléthore, Saïga a choisi de travailler avec un regroupement volontaire de villageois impliqués dans un programme de conservation de la forêt tropicale par la valorisation des produits non issus de la coupe. - Au Maroc, le guide Saïga qui élabore de nouvelles méharées naturalistes dans le sud marocain négocie une juste rémunération des chameliers et la mise en place d'un programme de formation de ces derniers. Dans ces choix, les clients sont également responsabilisés : en plus de l'évaluation traditionnelle des voyages, il est demandé aux participants de juger le niveau d'implication environnementale des guides et prestataires locaux. Une démarche environnementale, solidaire et équitable Dès sa création Saïga s'est impliquée dans celle-ci. En effet, nous prenons en considération des critères de protection de l'environnement et de respect des populations locales (aspects socioculturels, équité des échanges économiques). Ils servent de référence à nos prestataires et aux participants. Dès lors, il est normal et cohérent que Saïga intègre ces mêmes préoccupations dans sa propre stratégie interne et qu'une réelle démarche environnementale, solidaire et équitable soit inscrite dans sa "culture d'entreprise". Là aussi, nous essayons de mettre en oeuvre, de manière concrète et quotidienne, des décisions qui nous engagent dans cette recherche permanente des situations favorables à la protection de l'environnement mais aussi au respect de chacun. A titre d'exemple, Saïga a formulé des choix, parmi lesquels : - Refuser les observations perturbantes pour les espèces et les milieux. - Privilégier les prestations locales afin d'aider au maintien d'une harmonie durable entre les hommes et la nature. - Ne laisser aucune trace de notre passage. - Privilégier l'information destinée à des voyageurs actuels ou futurs sur des supports générant peu de gaspillage de matière première. Certains supports ne sont donc pas utilisés tels que les brochures, susceptibles de devenir rapidement obsolètes et, donc, de terminer dans une poubelle de tri sélectif au mieux et dans une poubelle "tous déchets" au pire. - Renoncer à l'édition de brochures et documents commerciaux générant des coûts de réalisation importants (photos en couleur, papier "glacé") pour affecter ces coûts à des choix qui nous semblent plus pertinents dont celui d'un papier issu d'une gestion durable et équitable de la forêt. - Diffuser une lettre d'information sur nos activités qui soit plus régulière, donc actualisée, et adressée à un lectorat demandeur. - Envoyer des fiches, présentant les programmes de voyages ou de séjours, uniquement à la demande. - Mettre en service un site Internet qui permette le téléchargement d'éléments d'information selon les centres d'intérêt. - Choisir du mobilier de bureau qui a reçu le label FSC (Forest stewardship council ou Conseil de gestion responsable des forêts). Ce sont des meubles fabriqués à partir de bois issu d'une gestion durable et équitable de la forêt, cette gestion étant contrôlée par des organismes certifiés. - Privilégier, pour les déplacements professionnels mais aussi personnels, les moyens de transport tels que le train, le covoiturage, les transports urbains, la bicyclette... - Présenter des descriptifs de programme qui traduisent le plus fidèlement possible ce qui sera vécu au cours du voyage ou du séjour. - Prévoir, pour tous les voyages de découverte du patrimoine naturel, la présence d'un guide Saïga, professionnel, de Paris à Paris (ou du lieu de départ du programme, notamment en France). Cette présence n'a pas vocation à se substituer à celle de guides locaux mais au contraire à compléter leurs compétences, à assurer un lien dans la découverte, les observations et la compréhension des différents milieux abordés. C'est la garantie d'une immersion réussie... mais aussi du bon déroulement du voyage. C'est un engagement supplémentaire de Saïga envers les voyageurs. - Présenter une offre tarifaire claire et précise correspondant à la réalité de chaque date de départ. Dans cet esprit, nous avons fait le choix, pour l'année 2002 et pour faciliter le changement de monnaie à venir, de présenter les prix tels qu'ils auraient été sans le passage à l'euro à partir du 1er janvier 2002. Ceci explique que les prix sont arrondis en francs et non pas en euros. Il est ainsi possible de constater la stabilité (voire la baisse) de certains de nos prix quand la situation le permet. - Aider le voyageur à comprendre sur quels services et prestations peut se situer la justification de certains écarts de prix entre différents opérateurs touristiques. Comparez ce qui est comparable ! Avec Saïga, vous partez sous le couvert d'une structure en parfaite conformité avec la réglementation en vigueur. - Impliquer en amont les guides, ainsi que les initiateurs des programmes de conservation, dans la conception des voyages et des séjours et reconnaître leur droit de propriété intellectuelle sur ces derniers... démarche jugée innovante - reconnaître le professionnalisme des guides et le valoriser. - Revendiquer le respect des législations et réglementations en vigueur concernant l'organisation de voyages, l'accès aux parcs et autres zones protégées... tout en apportant sa contribution à des travaux de réflexion et de préconisation sur les évolutions éventuellement nécessaires de certaines d'entre elles. - Apporter, également, sa contribution à des travaux de réflexion et de préconisation pour l'élaboration d'une charte commune aux opérateurs touristiques engagés, vraiment, dans ces démarches. - Assurer un réel tutorat des personnes engageant une collaboration avec Saïga. - Apporter la preuve qu'un tour-opérateur peut contribuer valablement à la protection et à la conservation du patrimoine naturel. Et demain ? " Je n'ai pas le pouvoir de convoquer le monde, mais peut-être celui de me rendre à quelques-unes de ses convocations " écrivait Nicolas Bouvier dans L'échappée belle. Nous espérons que la Nature saura nous en adresser de belles et émouvantes ! Et surtout qu'elle pourra, grâce à ces nouvelles implications pour un tourisme différent, continuer à nous en adresser encore longtemps. A très bientôt sur les Causses, dans les eaux des Açores ou la profondeur de la forêt amazonienne... Philippe Marais. Cofondateur et directeur de Saïga. Brochure "Partir avec Saïga en 2002" : Saïga, 4, rue Fleuriau, 17000 La Rochelle, tél. : 05.46.41.34.42, fax : 05.46.41.34.92, mél : mainate@saiga-voyage-nature.fr, site : www.saiga-voyage-nature.fr. Kamtchatka UN TEMOIGNAGE SUR UNE RECENTE ACTION DE SAÏGA La saison touristique au Kamtchatka pour cette année 2000 n'est pas encore terminée, mais on peut d'ores et déjà dire qu'elle aura été intéressante et pleine d'enseignement. En comparaison avec l'année dernière, le Parc Naturel de Nalytchevo a accueilli un nombre de touristes étrangers et russes beaucoup plus important. Les touristes et visiteurs locaux ont été aussi beaucoup plus nombreux. On peut dire avec certitude que le tourisme écologique qui a chez nous des potentialités reconnues commence enfin à se développer. Sur le territoire de nos aires protégées apparaissent de plus en plus souvent des groupes de touristes venus pour une découverte des paysages et d'une faune et flore uniques. Mais, ce qui est nouveau, c'est qu'ils ne viennent pas seulement pour consommer la beauté de notre nature, mais aussi pour participer à sa conservation et sa valorisation. L'initiative du couple franco-russe Olga Gribovskaïa et Max Gallardo, spécialistes en écotourisme est à ce titre fort instructive. De leur plein gré, ils se sont adressés à la direction des Parcs Régionaux du Kamtchatka et ont initié pour la première fois une démarche de donation monétaire volontaire. Cette démarche consiste à laisser une part de bénéfice réalisé par l'agence de voyages française Saïga et l'agence réceptive locale Elizovotourservice pour permettre aux gestionnaires des Parcs Naturels de réinvestir cet argent dans des actions de sensibilisation du public et de conservation de la diversité naturelle et culturelle de ces territoires. Cet argent sera utilisé concrètement pour la réalisation de panneaux d'information dans les maisons d'accueil du parc qui se situent dans les différentes parties du territoire du parc. En ce qui concerne le Parc Naturel de Bystrinsky, les sommes versées par ces agences seront réinvesties pour fournir une aide aux nomades éleveurs de rennes (aide en achat de nourriture qui leur fait souvent cruellement défaut et financement d'achat d'équipement), au muséum ethnographique d'Esso (ndlr : capitale du district de Bystrinsky) pour l'achat d'un modem pour favoriser les contacts internationaux, à un groupe d'enfants qui s'occupent de danses et de couture traditionnelles sous la conduite d'une Even (ndlr : peuple autochtone), professeur de danse, et également une aide pour le groupe folklorique " Noulgour ". Selon les initiateurs de cette démarche, leur but n'est pas de pratiquer une distribution de cadeaux, mais plutôt de rechercher des formes appropriées de développement des territoires grâce aux retombées économiques provenant du tourisme. L'un des buts de cette initiative consiste à sensibiliser les autres agences touristiques à ces problèmes, leur démontrer que la participation du tourisme à la protection du patrimoine naturel et culturel à travers les professionnels est non seulement une nécessité écologique mais aussi que ces actions peuvent être économiquement viables et même constituer un atout commercial en terme de marketing touristique. Cette idée d'utilisation des recettes touristiques pour la protection des ressources naturelles et culturelles d'un territoire n'est pas nouvelle, mais cette première mise en œuvre nous montre bien qu'il existe des agences touristiques qui sont prêtes à s'investir réellement dans la protection des ressources dont leur activité économique dépend. Article paru dans " Kamtchatskaïa pravda " (" La vérité du Kamtchatka ") du 17 août 2000 et traduit par Olga Gribovskaïa. dossier retransmis par Biocontact |