|
L'holopathie, une approche holistique de la naturopathie La naturopathie et les thérapies naturelles connaissent actuellement un essor très important, mais par ailleurs, les écoles et les théories se diversifient à tel point qu'il n'est pas toujours aisé, ni pour le praticien, ni pour le patient, de savoir où se trouve la réalité et quelle thérapeutique convient. Il convient aussi d'admettre que, si les naturopathes ont parfaitement décrit les différentes techniques naturelles (cf Marchesseau avec sa naturopathie en dix techniques), ils n'ont pas encore établi un protocole de soin logique et cohérent, faute d'une vision suffisamment synthétique de l'être humain et de ses relations avec le monde extérieur. Or, pour permettre une bonne synthèse, il faut se rattacher aux lois fondamentales de l'univers, qui régissent les relations entre l'énergie et la matière, entre l'actif et le passif. Abordons la question en l'appliquant directement à l'être humain (tout en sachant que ce que je vais vous exposer dans les lignes qui suivent peuvent déborder du simple cadre de la naturopathie et s'appliquer à tous les domaines de la vie et des sciences). L'être humain possède trois plans, ce que beaucoup d'entre nous conçoivent déjà, pas d'une manière toujours exacte d'ailleurs. Le premier plan est subtil, de nature active, et agit sur le plan physique de l'être humain. De l'interaction entre ces deux plans naît un phénomène qu'on appelle la vie, ou plan vital. Ainsi dénombrons nous le plan subtil, le plan vital et le plan physique. Or chacun de ces plans se constitue de trois composantes. Pourquoi trois composantes et pas deux ou quatre? je ne ferai pas la démonstration ici car cela prend du temps, mais celui qui veut connaître les rouages du raisonnement pourra se procurer un ouvrage que je ferai éditer prochainement sur la question. Revenons aux différentes composantes de l'être humain, qui sont donc au nombre de trois par plan, donc neuf en tout puisqu'il y a trois plans. Les composantes du plan subtil sont le corps spirituel, qui est de nature active, le corps mental ou ego, qui est de nature passive, et l'interaction du premier sur le second produit le corps émotionnel ou âme. Les composantes du corps vital sont l'énergétique, représenté par les chakras, le double éthérique, etc. ; l'énergétique est de nature active et agit sur le métabolisme, de nature matérielle et passive ; la résultante obtenue est la physiologie, qui exprime la dynamisation de la matière biologique. Enfin, les composantes physiques sont l'électromagnétisme, de nature active, qui agit, par le biais des nerfs, sur les organes, et des charges électriques, sur les molécules. La deuxième composante est donc de nature anatomique et stéréochimique. L'action de l'une sur l'autre des composantes aboutit à la composante thermochimique. Nous pouvons décrire par le schéma suivant les différents plans et les différentes composantes de l'être humain.
Il convient de faire plusieurs remarques sur ce schéma. 1) Vous remarquerez que cela correspond à un sceau de Salomon inscrit dans un triangle, ce qui, en soit correspond à une symbolique forte. Cela implique aussi une nouvelle compréhension de cette symbolique, issue de l'étude des relations entre l'énergie et la matière, entre le passif et l'actif. 2) chaque élément, qu'il soit actif ou passif, comprend lui même trois composantes dont une est active et une autre passive. La troisième est un phénomène résultant de l'action de la composante active sur la composante passive. 3) Enfin, preuve que ma représentation est parfaitement cohérente, le mental est relié à la composante électromagnétique (présente notamment dans le cerveau) ; le métabolisme est lié à la thermodynamique et l'émotionnel est lié à l'énergétique (chakras, etc.). Mais d'où viennent les maladies? Tout d'abord d'une perturbation dans les relations entre l'esprit et le mental, ce qui induit des troubles émotionnels, comme le montre le schéma ci dessous :
Ensuite, les troubles émotionnels induisent des perturbations énergétiques et des troubles du comportement vital, en particulier alimentaire (boulimie, anorexie, grignottage, dogmatisme, etc.), qui conduisent à des perturbations physiologiques et des troubles métaboliques.
Enfin, le processus morbide s'achève par la matérialisation physique de la maladie, dans les trois composantes physiques (fièvre, atteinte structurale, douleurs dues aux nerfs). De cette compréhension holistique de l'être humain et de ses maladies, on peut en déduire qu'une thérapie efficace doit impérativement s'attacher à traiter le patient dans ses trois plans et ses neuf composantes. Il existe donc des techniques subtiles, des techniques vitales et des techniques physiques à employer conjointement en toute circonstance, et de manière individualisée. Les techniques subtiles sont représentées par tout ce qui réharmonise les relations entre le corps spirituel et le mental ; il faut citer les fleurs de Bach, les exercices de relaxation en sophrologie, par la respiration (prana yama), les techniques yogiques, les trois piliers de la pratique spirituelle (détachement, humilité et méditation), la psychologie, la prière et toute autre technique ou pratique visant le mental et le corps spirituel. Les techniques vitales sont bien sûr le réglage alimentaire, les diètes et le jeûne, la phytothérapie, l'oligothérapie, l'organothérapie, la gemmothérapie et tout ce qui agit sur la physiologie et le métabolisme. C'est aussi le magnétisme, la cristallothérapie, le travail sur les chakras, etc., qui agissent sur la composante énergétique du plan vital. Enfin, les techniques physiques peuvent être les exercices physiques, l'irrigation colonique, la thérapie par les aimants, l'ostéopathie, la chiropractie, toutes les thérapies posturales, les bains de siège et les bouillottes, etc. A chaque patient correspond une réponse thérapeutique complète, capable d'agir dans la globalité de l'être humain. Cette réponse constitue ce que j'appelle l'holopathie. Mais le fin du fin, c'est aussi d'appliquer les lois ternaires aux prescriptions proprement dites. Ainsi, on peut concevoir un complément alimentaire possédant trois composantes complémentaires. En deçà, le complément alimentaire sera incomplet, et au delà, il sera redondant. Il est inutile, par exemple, de soigner le foie par un complément comprenant artichaut et radis noir ; l'un ou l'autre suffit. Par contre, il peut être utile d'y ajouter la bardane, qui va épurer le sang des toxines que le foie aura pu laisser passer, et de la queue de cerise, afin de favoriser les éliminations rénales, et donc les éliminations de toxines. Ceci n'est qu'un exemple mais on peut appliquer ce raisonnement dans bien des cas. Voici, ci dessous schématisé, une modélisation de complément phytothérapique équilibré.
Remarque : les traitements à base de préparation spagyrique de plantes sont encore plus efficaces, car elles intègrent non seulement le pouvoir d'action phytothérapique mais également la part subtile de la plante, telle qu'on peut les retrouver par exemple dans les fleurs du docteur Bach. Le réglage alimentaire obéit lui aussi à la loi ternaire. Je décris ce qu'est un repas équilibré par le schéma ci-après.
Il suffit ensuite, pour proposer un réglage alimentaire à un patient, d'adapter en fonction des pathologies rencontrées, en privilégiant les aliments ayant une indication thérapeutique et en adaptant l'alimentation au tempérament du patient. Remarque : Le réglage alimentaire que nous venons d'établir en fonction des lois universelles rejoint les positions d'un naturopathe éminent, Robert Masson. Lors d'une consultation en naturopathie, le praticien se doit alors de faire une anamnèse précise, en questionnant le patient non seulement sur l'alimentation, mais aussi en l'entraînant sur le terrain plus subtil, afin de déceler le fonctionnement mental de la personne et de découvrir quels sont les processus mentaux et spirituels à modifier ou à améliorer. Le naturopathe, alors holopathe, emploiera toutes les techniques dont il dispose dans son bagage pour traiter le patient dans tous les plans et dans toutes les composantes à la fois. Ne traiter qu'un aspect de l'individu reviendra alors à vouloir faire tenir debout un tabouret à deux pieds ou à un pied. Cela est évidemment un non sens, et le thérapeute ne sera que peu ou pas efficace. Parmi les techniques subtiles les plus aisées à employer, citons les fleurs du docteur Bach, que l'on peut prescrire de façon parfaitement intuitive, au pendule ou en voyance. Mais le thérapeute qui maîtrise la sophrologie ou même l'hypnose se trouvera bien armé pour soigner les composantes subtiles d'un trouble chronique. L'holopathe, s'il peut choisir de se spécialiser dans l'une ou l'autre des techniques subtiles, doit par contre impérativement maîtriser toutes les connaissances et les techniques ayant trait au plan vital. C'est, en tout cas, ce que je demande dans le cadre de l'enseignement que j'assure depuis cette année. Signalons enfin que, si l'holopathe est un médecin, alors il peut inclure, dans son questionnement sur les composantes physiques de la maladie, toutes les méthodes de diagnostic habituellement utilisées par le corps médical. Mais le diagnostic ne permet en aucun cas de connaître la maladie sur le plan vital et sur le plan subtil. Avec la naturopathie holopathique, le praticien dispose d'une méthodologie lui garantissant d'apporter au patient un soin holistique cohérent. A lui ensuite d'employer cette méthodologie avec les connaissances les meilleures des modes de traitement, des plantes, des oligo éléments, de l'alimentation ; à lui ensuite de traiter convenablement tous les plans et toutes les composantes en sachant parfaitement prescrire les fleurs de Bach ou en sachant mener une séance de sophrologie. Et à lui enfin de pouvoir mieux comprendre, grâce à la vision holopathique de l'être humain, qui est le patient, et de se mettre en phase avec lui. Alain Tardif, naturopathe holopathe Contact : 01-40-09-06-59 |