POELES A BOIS

Les choix écologiques

Le chauffage au bois est, par nature, écologique. C'est même aujourd'hui le seul mode de chauffage qui utilise une énergie renouvelable et qui soit à la portée du plus grand nombre. Mais il n'est totalement écologique que si on utilise des appareils performants.
Il faut savoir que le chauffage au bois peut être passablement polluant si les appareils de chauffage sont mal conçus.
Le chauffage central, à bûches ou à plaquettes, est devenu performant - et vraiment écologique - avec les chaudières modernes, qui assurent une combustion complète du bois. Mais souvent le poêle reste le meilleur choix, voire le seul possible lorsqu'on n'est pas propriétaire.
Oublions les poêles de conception ancienne, qui constituent aujourd'hui encore - du moins en France - l'essentiel de l'offre des grandes surfaces et même de certains magasins spécialisés. Ils sont certes peu coûteux à l'achat, mais leur rendement est médiocre et ils émettent des quantités non négligeables de polluants.
Fort heureusement, les poêles performants - les seuls qui nous intéressent ici - ne manquent pas. On peut les classer en trois grandes familles :

Les poêles de masse

Poêles lourds, fonctionnant selon le principe de l'accumulation de chaleur dans un matériau réfractaire ou dans une pierre spéciale, ils présentent de nombreux avantages : diffusion de la chaleur par rayonnement d'une manière douce et régulière, excellent rendement, faible consommation de bois. Leurs seuls inconvénients sont leur poids (600 kg à plusieurs tonnes) et leur prix relativement élevé. Par ailleurs, ils sont mal adaptés aux usages occasionnels (maison de week-end), lorsqu'on cherche une montée en température rapide.
Les poêles performants de conception classique, mais ayant adopté une technologie moderne
Il en existe de nombreux types : poêles turbos, poêles de formes classiques, poêles dits scandinaves. Ils ont pour la plupart comme caractéristiques :

Dans certains modèles, la présence de chicanes permet de ralentir l'évacuation des gaz, afin qu'ils aient le temps de se refroidir partiellement.
On trouve également, dans cette catégorie, des poêles revêtus de carreaux de faïence ou d'une pierre spéciale (la stéatite), capables de stocker beaucoup de chaleur.
En l'absence de tests comparatifs, il est difficile de comparer les performances écologiques (rendement et émissions polluantes) des nombreux modèles présents sur le marché. On choisira donc selon d'autres critères : technique de combustion, qualité de fabrication, réputation de la marque, esthétique, prix.


Les poêles à granulés

Ce sont les derniers-nés des poêles. Inventés il y a douze ans aux Etats-Unis, ils y rencontrent un grand succès. Ils utilisent comme combustible non pas des bûches, mais des granulés de bois, fabriqués à partir de sciure et de copeaux. Ils ont une autonomie de 24 à 72 heures, selon l'allure de chauffe, et leur rendement est excellent. Certains disposent même d'un allumage automatique ! Finie donc, la corvée de bois : il suffit de verser un sac de granulés dans le poêle, tous les deux jours (en moyenne), et de vider le cendrier toutes les deux à trois semaines.
Deux inconvénients toutefois : ils sont chers à l'achat (environ 20.000 F) et nécessitent une alimentation électrique (pour faire fonctionner un ventilateur et une vis sans fin). Enfin, ils sont d'introduction récente en France, et les réseaux commerciaux sont encore peu développés. Mais c'est certainement une solution d'avenir.