Farine animale et vaches "folles"

L’ arbre qui cache la forêt

En 1996, l’anglais M. Purdey découvrit en Grande Bretagne (voir carte ci-dessous) une bien étrange corrélation entre la zone de contamination par l’ESB (encéphalopathie spongiforme bovine) et la zone d’éradication du varron, petit parasite de la vache, qui est capable de percer le cuir de l’animal, ce que voient d’un mauvais oeil les industriels du cuir.

carte UKLa corrélation observée en Angleterre entre l'éradication du varron et l'apparition de l'encéphalite spongiforme bovine, d'après la référence (2).

Les travaux du physicien Joël Sternheimer (voir biographie) font cependant apparaître que cette corrélation n’est pas due au hasard, mais qu’en réalité, le varron joue le rôle de protecteur pour la vache vis à vis du prion pathogène, qui cause la maladie dite de la "vache folle". L’explication réside dans l’influence inhibitrice de la protéine émise par le varron lorsqu’il parasite la vache, l’hypodermine, sur la synthèse de ce prion. Mais comment cela peut-il en réalité se produire ?

Pour comprendre comment se produit cette influence inhibitrice, il nous faut exposer très succinctement les travaux de Joël Sternheimer. Ce dernier a constaté le fait que la synthèse des protéines s’accompagnait de phénomènes quantiques, de nature ondulatoire. En temps normal, les acides aminés se comportent comme des particules tout à fait ordinaires. Mais lors de la synthèse des protéines, ils se comportent comme des ondes, émettant durant un temps très bref un signal ondulatoire spécifique à chacun d’entre eux, lors de leur assemblage à la chaîne protéinique en formation. Ces signaux, analogues à des notes de musique, se succèdent ainsi en correspondance avec l’assemblage protéinique en formation. Ainsi, sans rentrer dans les détails de la synthèse protéinique, le lecteur comprendra qu’à une protéine correspond une succession de "notes", l’ensemble formant ce que Joël Sternheimer appelle une "protéodie", ou mélodie protéinique.

Expérimentalement, les acides aminés se classent en 10 catégories, chacune de ces catégories émettant un type de vibration donné. On peut alors concevoir une chaîne d’acides aminés (donc une structure primaire d’une protéine) comme une succession de vibrations que l’on peut représenter chacune par un chiffre allant de 0 à 9.

Il a été observé précisément que la synthèse d’une protéine donnée, comprenant une séquence vibratoire particulière dans sa mélodie protéidique, pouvait stimuler la synthèse d’une autre protéine comprenant la même séquence vibratoire, et inhiber une autre protéine ayant une séquence vibratoire antagoniste. D’où le fait qu’il apparaît dangereux d’introduire un gène d’une espèce vivante dans le matériel génétique d’une autre espèce vivante (comme le font les "fabricants" d’OGM), car on risque de dérégler le merveilleux ballet protéodique de la synthèse des protéines en introduisant une protéodie étrangère à l’espèce vivante manipulée.

De même, si nous transposons une séquence vibratoire d’une protéine en sons musicaux, la succession musicale correspondant à cette séquence protéinique favorise la synthèse de cette protéine, et inhibe la synthèse d’une protéine qui comprendrait une séquence antagoniste de l’air musical en question !

Mais revenons à l’hypodermine de notre varron, parasite de la vache. Les travaux de Joël Sternheimer permettent de constater que l’hypodermine est une protéine qui comprend la séquence vibratoire notée 444085183. Or cette séquence vibratoire se retrouve, à une différence près, dans une protéine digestive issue du pancréas, l’aprotinine bovine, comprenant la séquence notée 444085153. Ainsi, le varron favorise-t-il la digestion chez la vache.

En revanche, il existe des successions protéiniques inverses, dites anti-homologues. Et c’est précisément ce qu’on retrouve chez le prion pathogène. L’anti-homologie s’exprime par la succession 5924 par rapport à la succession 4085 de l’hypodermine. Cela implique que l’hypodermine inhibe bien la synthèse du prion pathogène. D’autant plus, si on examine la succession des fréquences de la partie répétitive du prion, il apparaît aussi une corrélation nette entre le prion inhibé et l’hypodermine en activation, laquelle corrélation peut être rendue bien visible si l’on transcrit ces fréquences en notes de musique (voir schéma ci-dessous).
prion
En haut: représentation d'un extrait de la séquence inhibitrice du prion correspondant à sa partie répétitive.

Autre fait troublant, qui s’ajoute à la corrélation observée en Grande Bretagne et à l’explication que fournit la théorie de Joël Sternheimer, les épidémies de vache "folle" ne sont apparues en France que récemment, après l’arrêté du 4 novembre 1994, ordonnant l’éradication du varron en France. Avant 1994, les éleveurs français connaissaient très peu de cas. Concernant cet arrêté, la position de Joël Sternheimer est très claire : il recommande son annulation pure et simple. En tant que naturopathe, nous ne pouvons qu’appuyer cette demande, d’autant qu’il apparaît clairement que la propagation de cette épidémie d’encéphalopathie spongiforme bovine n’est pas due uniquement à la simple consommation de farines animales, mais à tout un déséquilibre dans le mode de vie de la vache.

Effectivement, d’après les travaux de Joël Sternheimer, l’hypodermine du varron est aussi homologue d’une protéine bovine habituellement stimulée en cas de sous alimentation (l’IGF-BP3), à une autre protéine indiquant un défaut de musculature (et donc un défaut d’exercice), à deux autres protéines liées au métabolisme de la prolactine (donc lié à l’affect, à l’amour, au stress). On rejoint donc la position du naturopathe, dans le sens où l’on peut considérer le varron comme une maladie soupape, intervenant sur un terrain de santé déficient (la vache mal nourrie, parquée, stressée, mal aimée), et capable de protéger temporairement du moins d’une maladie plus profonde, souvent à caractère dégénératif (ici l’encéphalopathie spongiforme bovine). Et si l’on supprime la soupape (par quelque produit que ce soit...), alors la vache est soumise à l’effet dévastateur du prion pathogène.

Au delà du simple fait que les farines animales constituent un vecteur de propagation du prion et qu’elles conduisent par ailleurs à une malnutrition de la vache, ce sont tous les concepts d’agriculture intensive (vaccins, maïs ensilage, farines et déchets divers entrant dans la composition de la "ration alimentaire" de la vache, acides aminés de synthèse, parcage dans des espaces réduits et souvent obscurs, etc.) que remet en question l’un des animaux préférés de notre enfance.

Autrefois, la vache était intelligente, on lui donnait souvent un prénom, on la nourrissait à l’herbe ou au foin uniquement, et parfois mais rarement avec des granulés de céréales, on entretenait une relation avec elle. L’Homme étant devenu fou de rentabilité, la vache est elle aussi devenue folle... Les agriculteurs biologiques, d’ailleurs, ont encore ce respect de l’animal. Que la "bio" industrielle ou semi industrielle ne perd point cela de vue, sinon l’ESB touchera aussi certains éleveurs, ceux du faux bio notamment.

La maladie à prion, qui est donc une maladie de terrain avant tout, recèle bien d’autres surprises. Joël Sternheimer observe ainsi que la séquence stimulatrice de la partie répétitive du prion possède un rythme particulier de musique du type techno tandis qu’un récepteur de drogues opiacées présentent également des homologies de séquence protéodique avec le prion.

Maladie à prion, ESB, maladie de Kreutzfeld Jacob (Champ de croix de Jacob, pourrait-on lire en allemand !!!) sont des maladies multifactorielles de civilisation, n’en doutons point, dues aux déréglements de nos modes de vie, de nos modes de production et de notre relation à la nature. Les remèdes sont encore simples, ils passent par une meilleure osmose avec notre Mère Nature, et non pas par cette manie prométhéenne d’en vouloir manipuler les Lois.

Alain Tardif, naturopathe

Biographie de Joël Sternheimer

Il y a une trentaine d'années, Joël Sternheimer, physicien de formation, élève du prix Nobel de physique de 1929 Louis de Broglie, poursuivait ses recherches sur la physique des particules aux États-Unis, où l'avait envoyé son professeur.

En 1966, il eut un retentissant succès musical sous le nom de l'auteur-interprète Evariste. Cette gloire éphémère lui permit de rester indépendant tout en poursuivant ses recherches sur la physique des particules.

En 1977, suite au décès d’un jeune professeur de physique, Vital Michalon, lors de la manifestation anti nucléaire de Malville, Joël Sternheimer décida de se consacrer entièrement à la recherche sur les particules, ce qui lui a permis par la suite de mettre en évidence, notamment en 1983 par une publication auprès de l’Académie des Sciences, l’existence d’ondes associées au "sujet" des particules et reliant entre elles des échelles différentes.

En juin 1992, Joël Sternheimer, professeur à l'Université européenne de la recherche, a déposé le brevet du"Procédé de régulation épigénétique de la biosynthèse des protéines par résonnance d’échelles", une théorie révolutionnaire qui permettrait d'expliquer, entre autres, l'influence de la musique sur des organismes vivants.

À lire :

-"Procédé de régulation épigénétique de la biosynthèse des protéines par résonnance d’échelles", Joël Sternheimer, Brevet français n° 92-06765 de 1992.
- article de la revue Industries des céréales, n° 85, nov-déc 1993.
-"De la musique et des plantes", Pedro Ferrandiz, article de la revue La garance voyageuse, n° 37, Printemps 97. Rens.: 04 66 45 94 10.
- Les langages secrets de la nature, Jean-Marie Pelt, éd. Fayard.
- Planète transgénique, Jean-Claude Perez, éd. L'Espace bleu, avril 97.
- How ethical principles can aid research, revue Nature, vol. 402, page 576, 1999.

site internet :

http://www.bekkoame.ne.jp/~dr.fuk/BSE-F.html
http://members.aol.com/JMSternhei/

enregistré 11-02-01