01-09-02

Johannesburg : quel espoir pour la Convention climat ?

Communiqué de presse RACF

Johannesburg : quel espoir pour la Convention climat ?

Le climat est au cœur du développement durable, pourtant sa Convention restera peut-être la grande oubliée de Johannesburg. Le Sommet sur l’Environnement et le Développement, accueilli par la ville de Rio en 1992, avait débouché sur un guide pour l’action, l’Agenda 21. Trois conventions-cadres ont rapidement été élaborées pour sa mise en œuvre : la convention sur la diversité biologique, la convention sur la désertification et la convention sur le changement climatique. Dix ans après Rio, le Sommet sur le Développement Durable qui s’ouvre aujourd’hui à Johannesburg va aborder des questions aussi diverses que l’énergie, l’eau, l’habitat et l’agriculture. Autant de sujets liés au changement climatique. Pour l’énergie, c’est évident. Mais le changement climatique affecte directement la régularité des pluies et des périodes de sécheresse. Il touche donc l’eau et l’agriculture. Il concerne aussi l’habitat, puisque les ponts, canalisations, isolations, systèmes thermiques etc. sont construits en fonction d’une certaine régularité climatique. « Le climat est au cœur du développement durable. Et pourtant Johannesburg ne va pas faire d’évaluation des progrès effectués par le processus de négociation sur le changement climatique au regard des objectifs fixés par la convention-cadre » affirme Fabrice Flipo, délégué du Réseau Action Climat France sur place. La convention demande une chose simple : stabiliser les concentrations de gaz à effet de serre, et donc réduire les émissions, qui sont aujourd’hui trop importantes pour être entièrement recyclées par la biosphère. La conférence de citoyens sur le changement climatique , qui a eu lieu en février dernier à Paris, a pourtant conclu clairement que le changement climatique est un risque grave qui pèse sur les générations futures et sur les centaines de millions de paysans dans les pays en développement. « Il est inadmissible de laisser aux jeunes générations le soin de résoudre les problèmes posés par les générations actuelles et passées, et d’agir avec une telle irresponsabilité » conclut Fabrice Flipo. « Nous devons agir, maintenant, sans attendre !. Il faut avoir le courage de sortir des comportements moutonniers, et innover. Agir au-delà de la communication et du verdissement sans contenu ». Nous comptons sur les décideurs pour prendre leurs responsabilités. Les peuples seront les premiers affectés par le changement climatique. Ce sont eux qui en supportent les risques, c’est donc devant eux que les décideurs doivent s’engager et c’est à eux qu’ils devront rendre des comptes. ------------------- Contacts : Fabrice Flipo, actuellement à Johannesburg, fabrice@rac-f.org 083624 1591 Sabine Rabourdin, en France, .... 01 48 58 83 92 Le Réseau-Action-Climat France (www.rac-f.org), réseau d’associations contre le changement climatique regroupe les principales associations françaises de défense de l’environnement, de transports alternatifs, et de groupes spécialisés sur les énergies renouvelables. RAC-F : 2 B rue Jules Ferry, 93100, Montreuil, France- tel : 00 33 1 48 58 83 92 - fax : 00 33 1 48 51 95 12