| 02-10-02 Le budget de l'ADEME coupé au rabot : l'efficacité énergétique au rabais Communiqué de presse - RAC-F, FNE, Greenpeace, Amis de la Terre, CLER Montreuil, le 1er octobre 2002 Selon nos informations, le projet de loi de finances 2003 prévoit de diviser par deux le budget de l'Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie (l'Ademe) : de 480 millions d'euros (en exécution) en 2002, on passerait à 265 millions en 2003. La part dévolue à la maîtrise de l'énergie passerait de 180 à 105 millions d'euros, soit 42 % en moins. Si elle reste sans contrepartie, une telle coupe claire serait irresponsable. Elle signerait la fin des efforts de maîtrise de l'énergie, qui sont pourtant indispensables aussi bien à la lutte contre le changement climatique qu¹à la sécurité et l'efficacité énergétique. En 1986, le gouvernement a sabré les crédits de l'Agence française pour la maîtrise de l'énergie, l'ancêtre de l'Ademe. Cette décision a brisé des filières industrielles et démobilisé des équipes dynamiques à un moment où la France était à la pointe dans ce domaine. Il a fallu quinze ans pour seulement commencer à remonter la pente. " Parmi la centaine de mesures qui composent le Programme national de lutte contre le changement climatique, adopté en janvier 2000, les programmes de maîtrise de l'énergie de l'Ademe sont parmi les seuls à être appliqués ; et le gouvernement voudrait y mettre un terme sans présenter le moindre début d'alternative crédible ? " s'interroge Philippe Quirion, président du Réseau Action Climat-France. Cette décision serait totalement contradictoire avec les engagements présidentiels. Rappelons ce que proclamait Jacques Chirac à Johannesburg le 2 septembre 2002 : "Nier les contraintes à long terme au nom de l'urgence n'a pas de sens (...) Le réchauffement climatique est encore réversible. Lourde serait la responsabilité de ceux qui refuseraient de le combattre." Lourde est donc la responsabilité du gouvernement qui dit des choses en faisant leur contraire ? Citons quelques uns des points négatifs potentiellement consécutifs à une telle coupe budgétaire : affaiblissement de la lutte contre le changement climatique, diminution des subventions aux énergies renouvelables (ENR), dysfonctionnements dans la mise en ¦uvre de la directive ENR, réduction de l'aide à la maîtrise de l'énergie dans les entreprises, ralentissement des efforts de sensibilisation du public (Espaces Info Energie), et d'information des médias, régression de la diffusion des bonnes pratiques en matière de développement durable et du soutien aux expériences pilotes dans l'énergie, les transports, les déchets, etc. Les membres du Réseau Action Climat, Greenpeace, France Nature Environnement, les Amis de la Terre et le Comité de Liaison des Energies Renouvelables en appellent au gouvernement et au Président de la République : il est encore temps de modifier le projet de loi de finances et de rétablir le budget 2003 de l'Ademe. Il en va de la crédibilité de la France dans ses engagements environnements. ----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- Contacts : Philippe Quirion, président du RAC-F, philippe@rac-f.org. Sabine Rabourdin, responsable communication du RAC-F, sabine@rac-f.org 01 48 58 83 92 Le Réseau-Action-Climat France (www.rac-f.org), réseau d'associations contre le changement climatique, regroupe les principales associations françaises de défense de l'environnement, de transports alternatifs, et de groupes spécialisés sur les énergies renouvelables. ---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- RAC-F : 2 B rue Jules Ferry, 93100, Montreuil, France- tel : 00 33 1 48 58 83 92- fax : 00 33 1 48 51 95 12 1. Cf. l'évaluation de la mise en oeuvre de ce plan par le RAC-F disponible sur www.rac-f.org |