05-10-02

ETATS GENERAUX DE L'OSTEOPATHIE :
UN CONSENSUS DANS LE SEUL INTERET DU CONSOMMATEUR.


par Guy Roulier. Ostéopathe D.O. (Diplômé en ostéopathie)

Le 19 septembre dernier se sont tenus à Paris, les Etats Généraux de l'ostéopathie, afin d'unifier et d'organiser la nouvelle profession de santé d'ostéopathe légalisée par l'article 75 de la loi Kouchner " Droit des malades " du 4 mars 2002. Plus de 50 ostéopathes représentant 23 associations représentatives du mouvement ostéopathique étaient présentes. Les organisateurs et les participants ont su insuffler à cette réunion historique un dynamisme constructif et créer une ambiance respectueuse des divers courants qui, jusque là ,s'opposaient. Rappelons que ce processus de reconnaissance et de réglementation a reposé sur la détermination et le travail d'une poignée d' ostéopathes et de juristes qui, depuis la préparation de la " Résolution du Parlement européen sur les médecines non conventionnelles " dès 1993, ont œuvrés sans relâche, contre vents et marées et souvent dans l'ombre (voir " Ostéopathie : 20 ans pour une reconnaissance " sur les sites www.biovert.com (1) et http://www.osteopathie-france.net (2).

Les grands thèmes examinés ont donné lieu au vote de résolutions dont vous trouverez le texte exact sur le site (2). Sans entrer dans le détail des sujets traités, j'ai retenu un fait marquant : un consensus général des professionnels, qui se sont attachés à aller dans le seul sens de la protection du malade et de la qualité des soins. La présence de représentants des Pouvoirs publics (Madame Crehange, responsable des professions libérales à la Direction Interministérielle des Professions Libérales (DIPL) et le Dr François BOURDILLON, chargé de mission auprès du Directeur de l'ANAES ), démontrait le sérieux de ces Etats généraux et la volonté d'aboutir rapidement à des décrets encadrant cette nouvelle profession. L'enjeu est d'importance : la création d'une profession de santé de haut niveau de compétence et de responsabilité sur la base de bac + 6. Soit trois années de sciences fondamentales + trois années de sciences ostéopathiques, avec présentation d'un mémoire pour l'obtention du diplôme d'Etat d'ostéopathe. Une mise à niveau doit être instaurée pour les candidats à la profession d'Ostéopathe insuffisamment formés (certains ne totalisent que 250 heures de formation ostéopathique contre 1500 recommandées !). A noter : il y a actuellement environ 2000 ostéopathes sur le marché français.

Des Décrets d'application devront le plus rapidement possible traiter des points suivants :
- liste des établissements agrées pour l'enseignement de l'Ostéopathie
- admission des diplomes délivrés à l'étranger,
- conditions d'intégration des praticiens en exercice,
- formation continue,
- liste des actes relevant de la pratique Ostéopathique.

Le souhait des professionnels ne passe pas par la prise en charge des actes ostéopathiques par la Sécurité sociale mais par les mutuelles et assurances (une quinzaine rembourse déjà ces actes).

Guy Roulier :
co-fondateur et vice-président du Registre des ostéopathes FERO et de la FESO (fédération européenne des syndicats et associations d'ostéopathes.
23, rue d'Anjou 49100 ANGERS
tél: 02 41 87 76 65