19-11-02

L'union des ostéopathes devient réalité ! 14 groupements font cause commune

Le 6 novembre 2002, les deuxièmes Etats-Généraux de l’ostéopathie se réunissaient dans le but de fédérer les structures professionnelles représentatives des ostéopathes français et participer à l’élaboration des décrets réglementant la profession (formation, conditions d'exercice, déontologie, liste des actes...).

Rappelons que la loi « Droit des malades et qualité du système de santé » du 4 mars 2002, dans son article 75, officialisait les titres d’ostéopathe et de chiropracteur sous réserve de répondre à certains critères d’études et d’exercice. Le 6 novembre, 14 associations professionnelles créaient une « Coordination nationale des ostéopathes (CNO) », association loi 1901. Le mouvement ostéopathique français aujourd’hui unifié s’est rassemblé autour de critères d’une nouvelle profession indépendante, à haut niveau de compétence et de responsabilité, intégrée au corps médical afin de contribuer avec le maximum d’efficacité à leur devoir de participer à l' amélioration de la santé publique.

Ces Etats généraux représentent pour les ostéopathes, l’aboutissement de plus de 20 ans de travail, d’efforts et de sacrifices, de discriminations en tous genres, d’insécurité juridique et fiscale. L’union tant attendue, concrétisée par la création du CNO (Coordination nationale des ostéopathes), constitue la pierre fondatrice sur laquelle se bâtira cette nouvelle profession de santé. La synergie des structures professionnelles, indispensable à la crédibilité du mouvement ostéopathique faisait cruellement défaut.

Ce n’était pas faute d’avoir essayé à maintes reprises; mais à chaque fois les ultras étaient parvenus à s saboter sciemment les efforts des groupes modérés. Ce qui ne les a pas empêché de travailler, de constituer des dossiers tant pour le Parlement européen que pour les élus et le gouvernement français. Cette profession présente encore une certaine hétérogènéité, à l’image de notre société, comprenant un patchwork d’ostéopathes issus d’horizons divers (kiné, ex-kiné , médecins, ex-médecins, issus de la formation continue), mais tous solidement attachés aux mêmes exigences qualitatives et aspirant à promouvoir une profession de santé homogène, indépendante, responsable et à haut niveau d’études et de compétence (5000 h = bac +6), intégrée au corps sanitaire français.

Ces seconds Etats généraux de l’ostéopathie, convoqués en urgence pour répondre au exigences du calendrier officiel en vue de la rédaction des décrets d’application de la loi du 4 mars 2001 furent décisifs par la participation de 14 associations et syndicats représentatifs de la profession cosignant l’acte de naissance de la CNO. Les premiers Etats généraux du 19 octobre, avaient réussi à mobiliser les associations professionnelles représentatives animées de la même volonté d’aboutir à un consensus propice à l’éclosion des décrets.

La salle est pleine, l’ambiance est studieuse mais d’emblée je ressens une atmosphère tendue car l’issue de cette journée est incertaine. Me Isabelle ROBARD modératrice, intervient de façon décisive en indiquant que le moment est crucial pour faire l’union car les Pouvoirs publics en sont demandeurs, Journée mémorable pour ceux qui, depuis des années, se battent pour la reconnaissance de l’ostéopathie et qui ont enfin décidé de travailler ensemble. Le mouvement ostéopathique français est enfin parvenu à maturité en se dotant d’une structure nationale démocratique représentative et majoritaire.

Pour en savoir plus consulter le site www.osteopathie-france.net - Rubrique Naissance de la coordination nationale

Guy Roulier D.O. relation presse (département communication de la CNO vice-président JL Boutin). e-mail guy.roulier@wanadoo.fr