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Préface de Christiane
Singer
1 volume, 14,7 x 21 cm, 222 pages, broché.
Roger W. McGowen est né dans le pire ghetto de
Houston au Texas, devenu citoyen modèle à force de travail et de courage, le
destin a fait qu’il est aujourd’hui et depuis 16 ans dans le « couloir de
la mort » pour un crime qu’il n’a jamais commis. Cet autodidacte de la
spiritualité est un esprit universel qui sait rassembler, là où tout devrait
diviser.
Pierre Pradervand, fondateur des ateliers
« Vivre autrement », est engagé depuis 38 ans pour la création d’un
monde plus juste, solidaire et convivial. Il est l’auteur de nombreux livres,
tous parus aux Editions Jouvence.
Le
livre
Un
témoignage poignant et étonnant sur la résilience d’un être humain !
Roger
vivait seul à l’époque du crime dont il fut accusé. Il avait alors 22 ans et
travaillait comme gérant d’un petit restaurant de quartier. Devenu orphelin de
mère, (mère divorcée, il est seul à s’occuper de sa famille) il continuait de
s’occuper de ses sœurs et passait régulièrement chez elles pour s’enquérir de
leur bien-être, leur amener de la nourriture ou s’assurer que leurs factures
étaient toutes payées. Il prêta un jour sa voiture à son frère et son cousin –
il était le seul dans la famille à en avoir une et l’offrait très
généreusement. Ces deux derniers allèrent dans un bar perpétrer un hold-up.
Selon toute vraisemblance, le cousin tira sur la tenancière et la tua. Des
témoins relevèrent le numéro d’immatriculation de la voiture. Ainsi, les
policiers arrivèrent au domicile de Roger, qu’ils accusèrent du crime…. La
suite est un engrenage terrifiant de circonstances fortuites qui ne permettront
pas à Roger, un seul instant, de clamer son innocence.
Ce
livre jette un regard lucide et sans détours sur l’un des systèmes carcéraux
les plus inhumains et dégradant de la planète, le couloir de la mort de la
prison de Livingston au Texas (Etats-Unis).
Extrait :
Le pape et le président. Lors d’une messe papale tenue à St-Louis, Missouri, le
27 janvier 1999, le pape Jean-Paul II a dit : « La dignité de la vie humaine ne doit jamais être ôtée, même dans le cas
de quelqu’un qui a fait un grand mal. Je renouvelle l’appel que j’ai fait
récemment à Noël en faveur d’un consensus pour mettre fin à la peine de mort,
qui est à la fois cruelle et inutile. » Au cours d’une réception à la
Maison Blanche le 21 mars 2001, le Président Bush a dit : « La meilleure façon d’honorer le pape
Jean-Paul II, sans doute un des grands hommes (d’aujourd’hui), consiste à
prendre son enseignement au sérieux et à mettre en pratique ses paroles et ses
actes ici en Amérique. Ceci constitue un défi que nous nous devons
d’accepter. »
Rappelons
que le seul Etat du Texas, a exécuté en août 2002 autant de condamnés à mort
que tous les autres Etats du pays en un an ! ! !
Certains
détenus deviennent littéralement fous. D’autres, bien plus rares, deviennent de
grands sages. Et pourtant, Roger, lui, a choisi, dans cet enfer, de devenir
totalement responsable de sa vie, d’oser l’amour et le pardon.
Ce
livre est donc aussi un témoignage unique et bouleversant de sincérité et de
vérité profonde.
Extrait
de la préface de Christiane Singer :
(Christiane
Singer est l’auteur d’une vingtaine de livres, tous parus chez Albin Michel)
« Je te mets en garde, lecteur !
Le choc de ce texte est
imparable, l’ébranlement qu’il cause, profond et durable.
D’abord la découverte de cette
lagune où vient finir le monde : le quotidien des enterrés vivants que
sont les condamnés à mort des prisons texanes d’aujourd’hui.
L’isolement, les sévices, les
cris sans fin la nuit durant – et, en contre lame, une humanité experte en
inhumanité, toute une institution pénitentiaire occupée de serrer les garrots,
d’inventer des manières d’accroître la souffrance – un système d’état dûment
légalisé et chargé d’assurer jour après jour la déchéance et la mortification
des prisonniers.
Et voilà que dans cet enfer de
démonie jaillit ce qui ne se laisse ni penser, ni imaginer, ni rêver.
Une conscience.
Une fragile antenne de vérité.
La fine pointe de la tendresse
humaine.
Roger McGowen. C’est son nom.
Sa correspondance avec Pierre
Pradervand nous vaut un document incandescent.
Dans
une cellule de 2 mètres sur 3, où la lumière coule par une meurtrière ( !)
large comme la main, Roger, Noir américain incarcéré pour meurtre, condamné à
mort et innocent, nous enseigne la liberté… »
