| 23-06-03 Solidarité avec José Bové Communiqué de presse Solidarité avec José Bové La Fédération nationale d’agriculture biologique des régions de France exprime sa solidarité avec la Confédération Paysanne, au moment où un des ses leaders se retrouve en prison pour avoir justement défendu une cause syndicale. Elle s’indigne de l’incarcération de José Bové, ainsi que de la manière grand-guignolesque dont son arrestation s’est déroulée. Elle s’associe à la protestation de tous ceux, syndicalistes de tous bords, responsables politiques, simples citoyens qui considèrent que la grâce présidentielle n’a pas besoin de quelques semaines de punition pour pouvoir être accordée, alors que les faits reprochés au responsable syndical n’ont été commis que parce que le refus des ogm n’avait plus d’autre voie d’expression pour se faire entendre. Depuis maintenant plus de 6 ans, le débat citoyen et le refus fort et très majoritaire exprimé, dans notre pays et en Europe, de consommer des ogm, comme d’en cultiver ont été méprisés par la classe politique et les pouvoirs publiques au profit de quelques multinationales qui y ont un intérêt. Le dernière preuve de ce mépris en est la pseudo consultation sur Internet concernant de nouveaux essais d’ogm en plein champ : alors que la grande majorité des réponses a été négative, le Ministre a décidé de passer outre et de ne rien changer à son programme. Le combat contre l’utilisation des plantes génétiquement modifiées en agriculture ne s’arrête pas avec l’incarcération, puis la probable grâce présidentielle médiatisée de José Bové au 14 juillet. Les problèmes restent les mêmes, et le gouvernement le sait bien. Le développement des cultures transgéniques et la forme d’agriculture, intensive et intégrée, qu’elle suppose, est en totale contradiction avec une stratégie de développement durable dont se gargarise opportunément nos dirigeants. La FNAB, comme tous ceux engagés dans cette lutte, continuera, par les voies légales, à s’opposer à ces productions qui mettent en péril l’agriculture biologique, et dont une grande majorité de nos concitoyens en Europe ne veut pas. Nous ne laisserons pas s’installer sur notre continent la situation américaine où certaines cultures bio sont désormais impossibles. Quant au vivant, il doit être considéré comme patrimoine mondiale, et à ce titre il n’est pas privatisable. Paris le 23 juin 2003 Contact presse : Vincent Perrot, 01 43 38 38 69 ; 06 84 10 43 79 retransmis par Dominique Verot - FNAB [dverot@fnab.org] |