10-05-03

OGM : de la contestation aux alternatives

Vendredi 20 et samedi 21 juin 2003
Amphithéâtre F, 91 Boulevard de l’Hôpital (Pitié Salpétrière)
Colloque co-organisé par l’association OGM dangers et la revue L’Ecologiste
www.OGMdangers.org et www.ecologiste.org
OGM Dangers - 24, rue du Cotentin 75015 Paris
L’Ecologiste - 25, rue de Fécamp 75012 Paris

Au moment où le gouvernement envisage de décider de la levée ou de la poursuite du moratoire sur les OGM, ce colloque rassemble des scientifiques, agriculteurs et chercheurs pour montrer pourquoi et comment on peut se passer des OGM. Des trois options (autorisation, moratoire, interdiction), laquelle est la meilleure pour nos sociétés ?

Le n° 10 de L’Ecologiste, à paraître fin mai, comprend un dossier de 40 pages sur les OGM rassemblant notamment des contributions des intervenants à ce colloque. En vente en kiosque ou sur commande, 6 euros port offert.

Inscription au colloque obligatoire (places limitées), cf. le bulletin d’inscription à imprimer et à renvoyer. L'interprétariat est assuré pour les intervenants anglophones.

Date limite de réception des inscriptions : 10 juin 2003

* * * * * * * * * * * Programme des conférences * * * * * * * * * * * *
(sous réserve de modifications)

Trente minutes de débat avec la salle concluront chacune des neuf sessions du colloque.

Vendredi 20 juin
8 h 00 : accueil
8 h 30-9 h 00 : ouverture

1. Les enjeux alimentaires 9 h 00 -10 h 15
- Arpad Pusztaï, ex-professeur au Rowett Institute (Etats-Unis)
Risques alimentaires des OGM
A. Pusztaï a dû démissionner de son poste après avoir émis des doutes sur l'innocuité des OGM. Une de ses expérience montre un comportement potentiellement toxique dû à la seule insertion.
- Gilles-Eric Séralini, professeur de biologie moléculaire à Caen, CRIIGEN et membre de la Commission du Génie Biomoléculaire.
Les dysfonctionnements de la Commission du génie biomoléculaire
Les membres de la CGB et les instances d'autorisation en général (FDA, ...) sont le plus souvent issus de disciplines très réductionnistes peu enclines à envisage des aspects plus systémiques.

2. Les alternatives au Nord 10 h 30 - 11 h 45
- Claude Bourguignon, ingénieur agronome, CNRS
La microbiologie des sols : quels apports ?
Les dégâts faits aux sols par l’agriculture intensive sont nombreux. Par exemple, la quantité de vers de terre dans le sol a été divisée par 160 depuis 50 ans par l’agriculture industrielle. La solution, ce n’est pas les OGM, mais la réhabilitation des sols.
- Véronique Chable, INRA Rennes
Sélection participative dans l’agriculture biologique
Les résultats et les objectifs d’un programme de recherche sur l’obtention de variétés adaptées aux terroirs.
- Raoul Jacquin, paysan Le maïs de pays : exemple d’une réussite
L'expérience du maïs de pays aboutit à des rendements similaires à supérieurs aux maïs hybrides. Leur coût est cent fois moindre.

3. Les enjeux environnementaux 13 h 15 - 14 h 30
- Charles Benbrook, consultant en gestion intégrée des nuisibles, ancien secrétaire de l’Académie des Sciences des Etats-Unis, en charge des questions d’agriculture de 1984 à 1991.
OGM : encore plus de pesticides ?
Loin de diminuer l’épandage de pesticides, les OGM les ont parfois augmentés. Des exemples de lutte intégrée biologique seront donnés qui montrent que la question de la quantité de pesticide est mal posée.

4. Les alternatives au Sud 15 h 00 - 16 h 15
- Marc Dufumier, Professeur d’agriculture comparée à l’Institut National d’Agronomie de Paris-Grignon INA-PG
L'agriculture biologique au Sud
Une réelle coopération avec les paysans du Sud est la seule possible pour tenter de résoudre la faim dans le monde. Les questions essentielles ne sont pas résolubles par la technique.

5. Des OGM thérapeutiques aux armes biologiques 16 h 45-18 h 00
- Mae-Wan Ho, Institute for Science in Society I-SIS Des OGM qui "soignent" aux OGM qui tuent
Les OGM thérapeutiques (Prodigene, Morphotek...) ne sont pas sans rapport avec les techniques de l’armement biologique. Peut-on séparer le bon grain de l'ivraie ?
- Jacques Testart, INSERM
A qui profite la thérapie génique ?
Cette technique absorbe des sommes très importantes, pour des résultats plus que litigieux : la thérapie génique, ça ne marche pas !

Vendredi soir, 20 h 00 - 21 h 30
Soirée-débat avec des associations et des personnalités politiques (entrée libre pour cette soirée dans la limite des places disponibles sur inscription).

Samedi 21 juin

6. Les enjeux politiques nationaux et internationaux 9 h 00 - 10 h 15
- Paul Lannoye, député européen Politique européenne et « privilège du paysan »
Les brevets sur le vivant, le refus de la Commission européenne d’inclure la responsabilité des industriels dans la directive sur les OGM (2001/18CE) et des taxes sur les semences triées à la ferme : autant de remises en cause de la possibilité pour le paysan de garder le grain pour le ressemer, un « privilège du paysan » ?
- Jacques Berthelot, Institut National d’Agronomie de Toulouse OGM et OMC
Jusqu’où s’immisce l’OMC dans les politiques communautaires, nationales et dans le travail du paysan.

7. Les aspects économiques 10h30 - 11 h 45
- Jean-Pierre Berlan, INRA-CTESI Le coût des pollutions transgéniques
Les risques économiques des OGM sont liés notamment à la perte de diversité des semenciers, la concentration toujours plus grande dans l'agriculture qui concentre la chaîne alimentaire au niveau mondial. Si quelques entreprises ou quelques Etats contrôlent un jour l'alimentation quelle place pour la liberté des peuples ?

8. La place de la technique 13 h 15 - 14 h 30
- Alain Gras, Sorbonne
Choisir le progrès technique est possible
L’homme est libre de ses choix techniques. On peut refuser les OGM et changer de cap.
- Michel Tibon-Cornillot, Ecole des hautes études en sciences sociales EHESS
Le déferlement des techniques contemporaines
Est-il dans la nature des sociétés industrielles de développer des techniques qui échappent au contrôle de l’homme ?

9. Transgénèse : vers la fin des repères ? 15 h 00 - 16 h 15
- Danièle Epstein, Psychanalyste (sous réserve)
OGM, transgression et inconscient
La banalisation de la vision du vivant comme d'un jeu de meccano engendre une relation à la nature, donc à l'autre une modification radicale. Quid de l'individualité dans une société où le corps n'est plus qu'agrégat de pièces de rechanges ?
- Annie Le Brun, essayiste (sous réserve)
Et la sensibilité ?
Dans une société industrielle, la rationalité et la sensibilité sont en lutte. Le trop de réalité, essentiellement fictive, déborde sur notre humanité, sur notre liberté.

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Inscription au colloque obligatoire (places limitées)

communiqué retransmis par :
Jamila EL IDRISSI (URFIG) elidrissi@urfig.org