| 19-09-03 Contamination généralisée des semences conventionnelles Communiqué Vous trouverez ci-dessous la teneur du courrier envoyé à H. Gaymard, concernant l'acceptation d'un contamination généralisée des semences conventionnelles qui doit être discuté lundi à Bruxelles. Paris, le 18 septembre 2003 Monsieur le Ministre, Par la présente, nous attirons une nouvelle fois votre attention sur le risque que ferait courir à l’agriculture biologique et aux autres agriculture sous signes de qualité si, le 22 septembre, une tolérance de présence fortuite de semences transgéniques dans les semences conventionnelles ou biologiques était adoptée à Bruxelles. Une contamination généralisée des semences conventionnelles, ne permettra aucune protection contre les OGM. Sans étiquetage au seuil de détection, un producteur conventionnel ne souhaitant pas utiliser de variétés transgéniques ne saura rien de cette contamination « fortuite », et pourra donc contaminer ses voisins en filières bio ou autres sans ogm. Il en sera de même pour les autres filières de qualité qui, dans les régions, expriment de plus en plus le souhait de rester totalement exemptes de traces d’ogm dans leurs produits. Les producteurs biologiques du réseau FNAB, soit la majorité des bio français, ont exprimé fortement leur intention de ne pas accepter une quelconque contamination de leurs productions et de leurs produits livrés aux consommateurs. Lors d’une réunion, mercredi 17 septembre, à la Direction générale de l’alimentation sur le sujet de l’éventualité de l’introduction d’une filière OGM sur le territoire européen, nous avons cru comprendre que le gouvernement français ne s’opposerait pas à la proposition de la Commission européenne. Si tel était le cas, nous vous demandons donc de reconsidérer votre position qui, si elle était majoritaire lundi prochain, engagerait votre responsabilité et ferait fi des demandes des producteur comme de celles des consommateurs pour lesquels tout doit être fait pour limiter au maximum les contaminations par des OGM dans les produits bio ou conventionnelles. Accepter une contamination dès l’amont de la production, c’est donner un message fort aux opér! ateurs OGM qu’ils ont le droit de contaminer les autres ; c’est prendre délibérément position pour une technologie envahissante sans plus aucun recours pour s’en protéger. Est-ce bien votre souhait et celui des autres ministres de l’agriculture européens ? Restant à votre entière disposition pour tout renseignement complémentaire, et dans l’attente de votre réponse, Veuillez croire, Monsieur le Ministre, à l’expression de notre très haute considération, François Thiery Président retransmis par Vincent Perrot - FNAB vperrot@fnab.org |