| Communiqué de presse de la FNAB Coexistence maïs ogm et filière sans OGM : L’esprit et la lettre de la Directive européenne doit être respectée Lors d’une conférence de presse donnée le mardi 20 avril, l’Association générale des producteurs de maïs (AGPM) a expliqué sa vision de la réglementation européenne en matière de contamination accidentelle et d’étiquetage des denrées contaminées par des OGM. La Fédération Nationale d’Agriculture Biologique des régions de France rappelle l’esprit et la lettre de la Directive européenne sur l’étiquetage des denrées OGM : une contamination évitable ne dispense en aucun cas le producteur d’étiquetage de ses produits, quel que soit le taux de présence ou d’utilisation d’OGM dans la récolte ou le produit final. En production biologique, la coexistence devra se traduire par un déclassement des premiers rangs de maïs forcément contaminés, et à une demande d’indemnisation pour le manque à gagner du producteur bio pour ces premiers rangs commercialisés comme OGM. Pour l’AGPM, la coexistence OGM/non OGM sans information des consommateurs est possible, puisque, selon elle, la forte contamination des rangs de bordure d’un champ non ogm serait contrebalancée par la contamination quasi nulle du reste de la culture, avec une récolte totale contenant moins de 0,9% d’OGM. De même l’AGPM considère qu’un semoir, un matériel de récolte, une remorque ou un silo contaminés par des OGM peuvent être utilisés ensuite dans la filière sans ogm, la contamination étant là encore diluée. Cette interprétation est fort éloignée de l’esprit et de la lettre de la réglementation européenne, puisque celle-ci insiste sur le fait que toute contamination évitable et non accidentelle donne lieu à un étiquetage des denrées contaminées, quel que soit leur taux de contamination. En agriculture biologique, l’obligation de moyens se traduira, dans les cas de coexistence effective, au moins par un déclassement des premiers rangs « tampons », afin de rester au plus proche d’une contamination nulle. De même, tous les outils utilisés en bio, pour les semis, les transports, le stockage, la transformation, devront n’avoir jamais servi pour des produits transgéniques. Qui paiera pour le déclassement de ces rangs de maïs bio déclassés ? Aujourd’hui, le Ministère de l’agriculture est muet sur la responsabilité en cas de contamination transgénique, alors qu’il s’agit du point le plus important à résoudre avant d’autoriser une quelconque culture de plantes génétiquement modifiées. Dans les prochain jours, la FNAB interrogera la Commission européenne sur l’interprétation de la Directive européenne par l’AGPM. La limite des 0,9% n’est pas la seule obligation réglementaire pour l’étiquetage. Prouver qu’une contamination est réellement accidentelle en est une autre, bien plus difficile à tenir que la première. Les bio sauront le rappeler et faire valoir leurs droits. Contact presse : Vincent Perrot, 01 43 38 38 69; 06 84 10 43 79 source : Dominique Vérot dverot@fnab.org |