| 03-04-04 La FNAB garde le cap Communiqué Paris, le 2 avril 2004 La Fédération nationale d’agriculture biologique des régions de France a tenu son Assemblée générale à Autrans, sur le plateau du Vercors, les 30 et 31 mars 2004. Mettant de côté leur déconvenue devant l’absence d’ambition et de consistance des « mesures Gaymard» pour relancer le développement de leur mode de production, les agrobiologistes se sont montrés plutôt optimistes et volontaires en misant sur la force et la réactivité de leur réseau de groupements régionaux, sur la nouvelle dynamique régionale, ainsi que sur le futur Plan d’action européen de développement de l’agriculture biologique. Durant cette assemblée générale, les agrobiologistes ont réitéré leur volonté d’obtenir une rémunération de reconnaissance pérenne avant 2007, pour les bénéfices non marchands qu’ils apportent à la société toute entière. Ils refusent de voir dévaluer la réglementation française que les bio se sont eux mêmes imposés, sous le faux prétexte de distorsion de concurrence avec leurs confrères des autres Etats membres : la majorité d’entre eux s’est également fixée des règles supérieures à la réglementation socle européenne. Ils maintiennent leur demande d’une interprofession biologique nationale, et donnent à la FNAB mandat pour une communication et une promotion de leur mode de production, équilibrées entre circuits longs de distribution et circuits de proximité. Lors de la table ronde de clôture, Danielle Auroi, membre de la Commission agriculture du Parlement européen a déploré l’absence de pouvoir de la représentation démocratique sur la politique agricole commune, et appelé de ses vœux l’introduction de la codécision dans la future Constitution. Mais d’autres politiques européennes peuvent aider au développement d’une agriculture durable, à laquelle les eurodéputés sont acquis. Gundula Azeez, chargée des relations extérieures à la Soil Association[1], a longuement développé l’exemple britannique, dont le plan d’action institue une aide pérenne aux producteurs bio. Anton Pinschof, paysan breton représentant la FNAB et l’ensemble des organisations biologiques françaises dans les instances d’IFOAM[2], l’Internationale bio, a enfin décrit les efforts et succès de cette organisation dans son rôle de représentation des intérêts de la production biologique européenne auprès de la Commission et du Parlement de Bruxelles, et appelé les producteurs français à mieux y faire entendre leur voix. Pour conclure, l’ambition des 15% de paysans bio sur le territoire français, à l’instar de ce qui se dessine dans l’ensemble de l’Union Européenne, reste un objectif à atteindre, même s’il faudra plus de temps qu’espéré au vu du manque d’ambitions et de moyens des pouvoirs publics. Il en va de l’amélioration de la santé et de l’environnement de nos concitoyens. Contact presse : Vincent Perrot, 01 43 38 38 69 ; 06 84 10 43 79 retransmis par Dominique VEROT - FNAB dverot@fnab.org -------------------------------------------------------------------------------- [1] Association pour le développement de l’agriculture biologique britannique [2] International Federation of Organic Agriculture Movements |