18-05-04

Communiqué de presse
Nouveaux essais OGM :
La Production et la sélection de maïs biologique en péril

Au moins quatre essais de maïs OGM mettrent en péril un programme pluriannuel de sélection de maïs biologique en Midi-Pyrénées. Ces essais de maïs transgénique Pioneer, résistant à des insectes et à un herbicide, devraient être en effet implantés sur la commune limitrophe de celle où a lieu une expérimentation sur des populations en culture biologique. La Fédération Nationale d’Agriculture Biologique des régions de France (FNAB) et le GDAB[1] considèrent qu’il s’agit là d’une atteinte inadmissible aux efforts déployés par son réseau pour créer des variétés et pallier le désintérêt des semenciers en terme de sélection biologique.

Les agriculteurs biologiques de France demandent depuis de nombreuses années la suspension de tous les essais de plein champ. En application du principe de précaution, le maintien du moratoire a permis de garder l’agriculture bio européenne à l’abri des fortes contaminations OGM que l’on connaît en Amérique du Nord.

Le 10 mai a été publié la liste des nouvelles demandes d’expérimentation de cultures OGM en plein champ. Sur 66 demandes, 43 se situent en Midi-Pyrénées. Tous ces essais qui concernent des cultures de maïs OGM risquent de polluer les cultures bio. Les agriculteurs bio considèrent que les essais OGM de plein champ sont une source inutile de pollution génétique. En effet de nombreuses études démontrent que le pollen du maïs peut être disséminé à plus de 500 mètres. De plus les résultats constatés en Amérique du Nord confirment que la culture du maïs OGM ne réduit pas les doses de pesticides utilisés par les agriculteurs comme le prétendent les semenciers producteurs d’OGM.

Les agriculteurs bios, par leurs pratiques durables, font la preuve qu’il est possible de cultiver du maïs sans recourir ni aux OGM, ni aux pesticides, ni à la fertilisation chimique. Il serait temps de reconnaître les impasses où nous mène une agriculture intensive et chimique. Les résidus de pesticides dans notre environnement et dans notre alimentation, la pollution de l’eau, sont les exemples de la dangerosité et de non-durabilité des systèmes agricoles dominants. Les OGM, par les risques qu’ils font courir à l’environnement et à la santé, ne font que renforcer ces effets inacceptables.
La FNAB va demander à nouveau au Ministre de l’agriculture de refuser toutes les autorisations d’essai OGM en 2004.

Contact presse : Vincent Perrot, 01 43 38 38 69 ; 06 84 10 43 79

Virgil Bezin GDAB 05 61 82 36 75

Dominique Vérot dverot@fnab.org