| 21-10-04 Les semenciers se contredisent, pas les bio Essais OGM et bio dans le Gers Par un communiqué de presse du 15 octobre, le GNIS[1], la CFS[2] et l’UIPP[3] contestent la bonne foi du GAB du Gers et celle de la FNAB, quant aux réelles motivations des bio en détruisant un de leurs propres essais de maïs par peur des contaminations OGM, le 13 octobre[4]. La parcelle de maïs OGM qui pouvait entraîner une contamination de l’essai bio a bien été détruite par des faucheurs anonymes... mais fin août ou début septembre, soit bien après la floraison des maïs. On peut se demander pourquoi, avant d’utiliser un tel argument, Biogemma expliquait que son essai de maïs OGM ne posait pas de problème puis qu’il avait été castré avant floraison : on ne castre pas un essai déjà détruit ! Le GNIS nous reproche également d’avoir refusé une analyse des maïs bio pour savoir si une contamination avait eu lieu. Une personne se réclamant de l’AGPM a bien appelé le GAB du Gers, le matin de la destruction, pour lui demander où était située la parcelle (information disponible dans la presse depuis une semaine) et lui demander si une analyse avait été faite (faisant mine d’ignorer que la pollinisation de chaque grain de maïs est autonome). Maïs Europe nous a fait la même demande par fax... à 17h30, soit pratiquement au moment où l’essai était détruit à 800 km de là. Quant à Arvalis un de ses représentants a appelé un journaliste à Paris pour savoir comment joindre le responsable du GAB, dont le numéro de portable figurait pourtant sur le communiqué de presse qu’il devait avoir entre les mains, ou qu’il aurait obtenu si rapidement soit en appelant la FNAB, soit plus simplement encore en demandant ce numéro à son représentant gersois, dont le bureau est dans les mêmes locaux que ceux du Gabb 32 ! Les semenciers savent pertinemment qu’un échantillonnage de champ, aussi important soit-il, ne peut être exhaustif. Et surtout que, si la grande majorité du pollen de maïs ne va pas très loin, une petite partie ira où bon lui semble, et parfois bien au-delà des quelques mètres « réglementaires ». C’est cette petite partie qui a pu polliniser le maïs bio, avec le risque de propager, génération après génération, cette contamination OGM dans cette population expérimentale de maïs. La destruction du champ de Pessoulens embarrasse les semenciers qui demandent qu’on les autorise à vendre des semences contaminées. Pour les bio, le zéro OGM n’est pas égal à 0,9 ou à 0,3, ou à tout autre chiffre que zéro : il s’agit d’une profession de foi des producteurs, et d’une exigence de leurs consommateurs. Paris, le 19 octobre 2004 Contact presse : Vincent Perrot, 01 43 38 38 69 / 06 84 10 43 79 Christian Ponticelli 05 62 61 77 55 / 06 87 70 09 21 Dominique Vérot dverot@fnab.org -------------------------------------------------------------------------------- [1] Groupement national interprofessionnel des semences et plants [2] Confédération française des semences [3] Union des industries de la protection des plantes [4] cf. notre communiqué du 8 octobre --------------------------------------------------------------------------- |