| 01-04-05 Communiqué de presse Berder, le 31 mars 2005 Assemblée générale de la FNAB : Henri Thépaut, nouveau président : « convaincre que la bio est le mode de développement durable demandé par la société » Réunis sur l’île de Berder (Morbihan) pour leur assemblée générale annuelle les 30 et 31 mars 2005, les agrobiologistes du réseau FNAB ont réaffirmé leur attachement aux principes fondamentaux de l’agriculture biologique, et leur conviction que la bio est le mode de développement le plus durable pour l’agriculture. Pour clore cette assemblée générale, des chercheurs ont simulé une Bretagne en bio aujourd’hui, montrant ce que gagnerait la région en termes d’emploi, de qualité de l’eau, d’économie d’énergie et de biodiversité. Durant ces journées, Henri Thépaut, maraîcher de Bretagne, a été élu président de la fédération nationale. Il succède donc à François Thiery en fin de mandat. Atteindre l’autonomie des exploitations, massifier l’offre et organiser les producteurs pour qu’ils conservent la plus value de leurs productions, développer plus encore les circuits courts de distribution, en France et dans l’UE, pour une relation gagnant-gagnant avec les consommateurs. Agir en partenariat avec toute la filière, dans l’optique d’une bio équitable et de proximité. Porter nos demandes à Bruxelles pour faire cesser certaines dérogations et introduire nos principes fondamentaux dans la réglementation européenne. Et puisque la marque AB est désormais mondialisée et ses spécificités en danger, réfléchir dès aujourd’hui à mieux identifier une bio qui corresponde à nos valeurs. Tels seront les grands axes de travail de la FNAB en matière de développement pour 2005. La FNAB devra encore lutter pour une PAC favorable à l’agriculture biologique : des références historiques plus rééquilibrées ainsi qu’une une rémunération de reconnaissance pour les bénéfices environnementaux et sociaux de notre mode de production. Les agrobiologistes ne se contenteront pas des miettes laissées par le secteur conventionnel quand il s’agit des enveloppes réservées à l’amélioration environnementale de la production agricole. La FNAB devra continuer à s’opposer aux OGM et à une coexistence contraignante pour eux, en se rendant incontournable. A ce refus des OGM, doit s’ajouter une critique plus offensive des pesticides en agriculture : aliments et santé doivent être mis au centre des débats électoraux de 2007, avec la bio comme seule alternative possible, économiquement viable et sans impacts négatifs sur l’environnement ou la santé des consommateurs. En proposant ces orientations pour la FNAB, Henri Thépaut a insisté sur l’importance en 2005 de « convaincre que l’agriculture biologique, ce n’est pas qu’un cahier des charges, ce n’est pas seulement un mode de production respectueux de l’environnement et répondant aux besoins d’une niche commerciale, mais véritablement un mode de développement agricole, capable de donner des perspectives à long terme aux agriculteurs, et répondant aux exigences environnementales, sociales, et de qualité exprimées par la société. » Contact presse : Vincent Perrot, 01 43 38 38 69 / 06 84 10 43 téléchargez ici le communiqué sous format pdf |