| 23-03-01 Communiqué de presse : On n'abat pas (encore ?) les enfants qui ont la varicelle ! Uzès, le 20 mars 2001 La fièvre aphteuse est une maladie bénigne, non transmissible à l'homme, dont les animaux en bon état se guérissent rapidement. Seuls des animaux mal soignés ou entassés dans des élevages concentrationnaires risquent, comme avec toute autre maladie, quelques complications. Sa propagation n'est pas un phénomène naturel. Elle est avant tout liée à la généralisation de pratiques agricoles productivistes qui, en provoquant des carences ou des blocages d'oligo-éléments essentiels, notamment magnésium et cuivre, empêchent le système immunitaire de l'animal de maîtriser par lui-même la multiplication de virus pathogènes. La circulation massive d'animaux en dehors de leurs conditions naturelles d'élevage, généralisée par le commerce international, accroît les mêmes carences (de par le stress qu'elle provoque) et diffuse allègrement les virus tout autour de la planète. Aucune raison sanitaire sérieuse ne justifie la dictature hygiéniste déployée à grand spectacle : abattage et mise au bûcher de milliers d'animaux, blocage de toute activité économique dans les régions d'élevage entraînant la faillite des paysans les moins riches. Quand un enfant a la varicelle, on ne le supprime pas avec tous ses camarades de classe, on ne ferme pas l'école, on ne boucle pas le quartier. On le soigne quelques jours à la maison, puis il retourne en cours. La fièvre aphteuse n'est pas plus grave que la varicelle ! Ce ne sont pas les animaux, c'est la pensée humaine, organisatrice du commerce international, qui est malade. Pour Guy Kastler, chargé de mission à Nature & Progrès : "Abattre des milliers d'animaux pour supprimer un virus d'un territoire, c'est casser le thermomètre pour arrêter la fièvre. Il en revient toujours un autre tant que les conditions d'élevage productivistes, qui favorisent sa multiplication, sont maintenues.". Et si les frontières restent ouvertes, c'est le même qui revient, d'autant plus que sa suppression momentanée a fait disparaître l'immunité naturelle des animaux. Ce n'est pas la généralisation de la vaccination qui entretiendra cette immunité. En situation de forte pression épidémique, elle peut aider quelques animaux en mauvais état à survivre jusqu'à leur abattage. Par contre, elle va détraquer le système immunitaire naturel de tous les animaux en bonne santé qui tomberont plus facilement malades et restera un facteur de dissémination du virus très performant dans tout milieu d'où il tend à disparaître. En s'interdisant les élevages concentrationnaires qui affaiblissent la santé animale et favorisent toute épidémie, en respectant les équilibres naturels, notamment en minéraux et oligo-éléments, détruits par le productivisme, en refusant les médicaments de synthèse qui détruisent l'immunité naturelle, en élevant sur chaque terroir les races qui y sont adaptées, en favorisant un commerce de proximité équitable, l'élevage biologique a montré qu'il pouvait faire face à cette maladie. Pourquoi devrions-nous accepter d'abattre des milliers d'animaux qui ne sont pas malades et de ruiner des centaines d'éleveurs qui n'y sont pour rien dans le seul but de sauver un commerce international qui engraisse une minorité en détruisant les agricultures paysannes locales ? Pourquoi le contribuable devrait-il financer une fois de plus, sous un faux prétexte sanitaire, la destruction de la surproduction organisée ? Pourquoi ne pas nourrir les populations de chaque région d'abord avec ce qui est produit localement ? Nature & Progrès s'oppose à cette dictature hygiéniste et vaccinaliste qui n'est que le paravent derrière lequel se cache, contre toute sagesse et toute logique, les intérêts souverains du marché mondial. Pour en savoir plus : Arlette Harrouch, directrice de Nature & Progrès, tel : 04 66 03 23 40 Guy Kastler, éleveur, chargé de mission Nature & Progrès tel : 04 68 91 88 94 Nature & Progrès - 68 boulevard Gambetta - 30 700 Uzès. Tel : 04 66 03 23 40 - Fax : 04 66 03 23 41 E Mail : nature.et.progres@wanadoo.fr |