| 23-07-01 DDT et naissances prématurées COMMUNIQUE DE PRESSE : Saturday, July 21, 2001 5:52 PM Mouvement pour les Droits et le Respect des Générations Futures ( MDRGF) / Association loi de 1901. COMMUNIQUE DE PRESSE Une étude épidémiologique réalisée aux Etats Unis et publiée dans "The Lancet" suggère que l'emploi du DDT augmente le nombre de naissances prématurées, qui sont une cause majeure de mortalité infantile. Une étude épidémiologique parue dans le célèbre journal médical "The Lancet" le 14 juillet 2001 suggère que l'emploi du DDT augmente le nombre de naissances prématurées. Cette étude a été menée aux Etats Unis par l'équipe du docteur Matthew P Longnecker du "National Institute of Environmental Health Sciences". Des dosages de DDT et de son métabolite le DDE ( = produit de dégradation) dans le sérum de plus de 2600 mères d'enfants nés entre 1959 et 1966 ont été effectués. Les scientifiques ont choisis d'analyser des échantillons datant de cette période car c'était à cette époque que l'usage du DDT était à son sommet au USA. Ils ont donc pu disposer d'échantillons plus fortement contaminés que de nos jours et ainsi mettre plus facilement en évidence le lien statistique entre teneur en DDT et DDE dans l'organisme de la mère et risque de naissance prématurée. L'étude statistique a ensuite mis en évidence clairement une association entre la concentration du sang de la mère en DDE et le risque de naissance prématurée, les risques augmentant en fonction de la teneur en du sang des mères en DDE. Si l'usage du DDT aux USA et en Europe est interdit il est encore présent dans notre environnement et dans nos organismes en raison de sa persistance. Il est encore utilisé dans de nombreux pays pour le contrôle de la malaria. La convention de Stockholm sur les POPs ( Polluants Organiques Persistant), signée au mois de mai 2001, restreindra d'ailleurs l'utilisation du DDT à cet usage. Les auteurs de l'étude soulignent que l'usage du DDT est lié à un accroissement de la prématurité et donc à une mortalité infantile accrue et qu'il conviendrait de tenir compte de ce fait dans le calcul des avantages et inconvénients que procure l'utilisation du DDT pour le contrôle de la malaria. Le MDRGF rappelle que la Convention de Stockholm encourage les pays concernés à promouvoir la recherche-développement pour trouver des méthodes de remplacement sûres du DDT pour la lutte contre le vecteur de la malaria qui présentent " ...moins de risques pour la santé humaine et l'environnement... ", dans l'objectif de réduire et à terme d'éliminer l'utilisation du DDT. Le MDRGF encourage donc les pays signataires de la Convention de Stockholm, dont la France, à la ratifier sans délais (elle ne s'appliquera que quand 50 pays l'auront ratifiée. A ce jour seuls 2 l'ont ratifiée). Le MDRGF demande que des efforts importants de recherche soient entrepris en France pour trouver des méthodes de luttes anti-vectorielle plus sûres et efficaces. François VEILLERETTE Mouvement pour les Droits et le Respect des Générations Futures ( MDRGF) 7 rue principale, 60380, St Deniscourt, FRANCE. tel/fax : 03 44 82 70 37 portable : 06 81 64 65 58 email : courrier@mdrgf.org site : www.mdrgf.org |